Financer et lancer son activité vétérinaire


Comprendre les enjeux financiers avant de se lancer

S’installer en tant qu’indépendant ne se résume pas à exercer la médecine vétérinaire.

C’est aussi un projet financier à construire, anticiper et piloter.



Financer et lancer son activité vétérinaire

Comprendre les enjeux financiers avant de se lancer

S’installer en tant qu’indépendant ne se résume pas à exercer la médecine vétérinaire.

C’est aussi un projet financier à construire, anticiper et piloter.

Avant de se lancer

Créer son activité demande une vraie préparation.

Avant même de recevoir vos premiers clients, vous devrez souvent investir dans un local, du matériel, du mobilier, des consommables et parfois un véhicule. Il faut aussi anticiper une autre réalité : au début, l’activité ne génère pas toujours de revenus immédiats.

Les investissements de départ

Selon votre projet, plusieurs dépenses peuvent être à prévoir :

  • local et aménagement
  • matériel médical
  • stock de consommables
  • mobilier et informatique
  • outils de communication
  • véhicule, si nécessaire

Vos besoins personnels

Avant que l’activité soit rentable, vous devez aussi pouvoir couvrir vos dépenses courantes :

  • logement
  • charges fixes
  • frais de vie
  • réserve de sécurité

Comment financer son projet ?

Pour lancer votre activité, plusieurs solutions peuvent être envisagées : fonds propres, aide familiale ou prêt bancaire.

Quel que soit le mode de financement, un projet clair et crédible sera indispensable. C’est là qu’intervient le business plan.

Le business plan : la base du projet

Le business plan permet de structurer votre projet et de vérifier sa cohérence. Il repose généralement sur quatre éléments.

L’objectif

Définissez le type d’activité que vous souhaitez développer : cabinet individuel, cabinet de groupe, activité rurale, petits animaux, spécialisation, etc.

La stratégie

Réfléchissez à la manière dont vous allez développer votre activité : clientèle cible, services proposés, horaires, organisation des consultations, visibilité et communication.

Les moyens

Listez les ressources nécessaires pour mettre votre projet en œuvre : matériel, infrastructure, outils, organisation et, si besoin, personnel.

Le plan financier

C’est la partie qui vous permet d’estimer la viabilité de votre projet, en comparant les dépenses prévues et les recettes espérées.

Comprendre son plan financier

Les dépenses

Le plan financier reprend généralement deux types de charges :

Charges fixes

  • loyer
  • assurances
  • énergie
  • amortissements

Charges variables

  • consommables
  • médicaments
  • frais liés à l’activité quotidienne

Les recettes

Les recettes doivent être estimées avec prudence.

L’objectif n’est pas d’être optimiste, mais réaliste, afin de savoir à partir de quand l’activité devient rentable.


Pourquoi c’est utile ?

Le plan financier permet d’estimer la rentabilité, d’anticiper les périodes plus difficiles et de définir un seuil minimum d’activité.

Les bonnes questions à se poser​

Avant de vous lancer, il est utile de chiffrer votre projet le plus concrètement possible.

  • Combien de clients faut-il pour couvrir les charges ?
  • À partir de quand l’activité devient-elle bénéficiaire ?
  • Quel revenu souhaitez-vous atteindre ?
  • Quel niveau d’activité est nécessaire pour y parvenir ?

Mieux vaut un projet réaliste qu’un projet surestimé.

Les démarches pour démarrer comme indépendant

Une fois votre projet réfléchi, certaines formalités doivent être accomplies pour pouvoir débuter votre activité.

Le numéro d’entreprise

Lors de votre inscription, vous recevez un numéro d’entreprise unique.
Ce numéro sert d’identifiant officiel et sera notamment utilisé pour la TVA et l’enregistrement à la Banque-Carrefour des Entreprises.

Bon à savoir

Cette démarche s’effectue via un guichet d’entreprise.

La caisse d’assurances sociales

En tant qu’indépendant, vous devez vous affilier à une caisse d’assurances sociales au plus tard le jour du début de votre activité.
Cette affiliation entraîne le paiement de cotisations sociales trimestrielles.

Ces cotisations ouvrent notamment des droits à :

  • des allocations familiales
  • une pension
  • un congé de maternité ou de paternité
  • des indemnités en cas d’incapacité de travail
  • certaines protections en cas de difficultés économiques


Attention

Un retard d’affiliation peut entraîner des amendes et des complications administratives.

La mutuelle

Dès le début de votre activité, vous devez également être en ordre auprès de votre mutuelle.
Cette affiliation permet de bénéficier de la couverture des soins de santé et d’une protection en cas d’hospitalisation ou d’incapacité.

Les assurances à prévoir

Assurances professionnelles

  • responsabilité civile professionnelle
  • assurance du cabinet
  • assurance du matériel
  • assurance accidents du travail, si vous employez du personnel

Assurances personnelles

  • revenu garanti
  • assurance accident
  • assurance vie-décès
  • protection juridique

Certaines assurances sont indispensables, d’autres dépendent de votre activité, de votre organisation et de votre niveau de risque.

Rentabilité : attention aux remises

Accorder une remise n’est jamais neutre.
Diminuer un prix, même légèrement, réduit directement votre marge. Pour compenser, il faudra souvent vendre davantage ou augmenter le volume d’activité.

À retenir

Plus la marge de départ est faible, plus une remise a un impact important sur la rentabilité.

Notre conseil

Créer son activité est un projet stimulant, mais exigeant.

Pour démarrer dans de bonnes conditions, il est vivement conseillé de vous entourer dès le départ : comptable, conseiller spécialisé, guichet d’entreprise, caisse d’assurances sociales ou mutuelle peuvent vous aider à faire les bons choix au bon moment.